Merci l’artiste !

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A deux journées de la fin du championnat Juninho a sans doute coulé les espoirs de titre marseillais hier soir grâce à un énième coup-franc marqué à la 90e minute. Il a ainsi fait la joie des supporters lyonnais, mais aussi celle des supporters parisiens, qui se foutent bien de ne pas jouer la Ligue des Champions, tant que Marseille ne gagne pas le titre (et oui c’est comme ça !). A la fin du match le joueur a parlé de ses années lyonnaises au passé. Comme quoi tout a une fin. « Juni » va donc sans doute quitter l’OL au terme de la saison pour aller se la couler douce et blinder son compte en banque dans le Golfe. Qu’on ait aimé ou pas l’Olympique Lyonnais et ses sept titres de champions entre 2001 et 2008, on regrettera forcément le départ du plus fantastique tireur de coups-francs que la Ligue 1 ait jamais connu.

 

Juninho Pernambucano. Personne ne sait réellement comment joue ce joueur. Il paraît qu’il joue milieu récupérateur. Avec son physique de garçon de café, on l’a souvent vu courir après la balle, mais bon ce n’est pas Patrick Vieira non plus. Les statistiques disent pourtant qu’il est impliqué dans 40% des buts inscrits par l’OL depuis son arrivée. 40% des buts d’une équipe 7 fois championne de France et 7 fois 8e de finaliste au minimum en Ligue des Champions. Ce n’est tout de même pas rien. 

Au fond peu importe comment il joue. Car au crépuscule de sa carrière lyonnaise, ce que l’on retiendra de Juninho ce sont ces buts et surtout ses coups-francs. Une centaine de buts et surtout une petite cinquantaine de coups francs tous plus beaux et vicieux les uns que les autres. En force, enroulés, flottants, vicieux avec un rebond juste devant le gardien, Juninho peut (pouvait ?) marquer n’importe comment et de n’importe où sur coup-franc, surtout en Ligue des Champions. Nous avons tous en mémoire ses chefs d’œuvre inscrits contre les plus grands clubs européens, quand Lyon avec son milieu Diarra – Essien – Juninho faisait trembler l’Europe et collait des piquettes au Real de Madrid (3-0 en 2005) ou des 7-2 au Werder de Brême (2005) et au PSV Eindhoven (2006). 

Si la France n’a pas totalement fait pitié sur la scène européenne lors de la dernière décennie, elle le doit en grande partie à Juninho. Et que dire du championnat de France où les genoux des gardiens tremblaient dès qu’ils voyaient le lutin lyonnais en position de frappe au-delà du rond central. Grâce au brésilien Lyon n’avait pas besoin d’avoir de jeu offensif, il lui suffisait d’attendre que Juninho marque sur coup-franc, pour débloquer la situation et finir le travail en contre. 

Au final, une fois son départ de Lyon annoncé, on pourra dire beaucoup de choses sur le jeu de « Juni », qu’il avait l’instinct du tueur, qu’il se laissait tomber dès qu’un joueur s’approchait de lui dans les 40 mètres pour pouvoir obtenir « ses » coups francs, qu’il avait la cheville élastique, qu’aucun joueur n’a su mieux tirer parti des ballons de volley-ball avec lesquels on joue aujourd’hui au foot, mais surtout qu’il nous a offert du rêve en Ligue des Champions pendant les 5 dernières années. Et ça ça veut dire beaucoup. Pas sûr que l’on pourra en dire autant d’Ederson, Bodmer et Pjanic. 

Bref Juninho peut partir la tête haute, il emportera avec lui une décennie de football français et dans quarante ans dès qu’un joueur commencera à planter 3-4 coups-francs on pourra dire à nos gosses « Pfff… moi j’ai vu jouer Juninho, et ben ça c’était quelque chose » et passer pour des vieux ringards. 

Pour ça et pour tout le reste, merci l’artiste. 

Pour Docteur Soccer, Leandro Cachaça

En cadeau cette petite vidéo, qui vaut autant pour les missiles du maitre que pour l’infecte musique.  Image de prévisualisation YouTube

7 Réponses à “Merci l’artiste !”


  • chapeau bas l’artiste

  • Gbaguidi Arnaud

    Serieux ton article sur Juninho est vraiment magnifique. Mais j’espère qu’il restera encore une saison de plus ^^!

  • Faudra m’expliquer les insinuations sur la saleté de Juni… Dommage d’avoir envoyé un post génial avec deux phrases qui n’ont aucun sens. Enfin, je ne sais rien de l’hygiène de Juni et je ne m’en porte pas plus mal.

  • Juni t es pourri

  • Cher Abou,

    Je faisais simplement allusion au fait que Juninho, joueur superstitieux parmi les joueurs superstitieux, avait pour habitude de ne pas se laver les cheveux tant que l’OL restait en course en Ligue des Champions (ça se voyait quand même!).

    C’est Sydney Govou qui nous l’a dit au Jimmy’z la semaine dernière.
    Ca n’enlève rien à son talent et à son immense carrière, bien au contraire.

    Bien à vous,

    Pierre

  • Abou,

    je confirme les propos de mon confrère : depuis 2 journées, Juni a le poil soyeux, et pourtant ils ont sauvé leur place en C1.

    Merci Pierre pour ce vibrant hommage, malheureusement outrageusement décrié dans les médias nationaux.

    On se voit jeudi au Pink Paradise (Gasquet arrivera en retard, mais normalement, il vient… on va se poiler mon grand)

    la bise
    Patou

  • Comme le dirait la fameuse cantatrice Céline Querret, « vous êtes les meilleurs… »

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