Vol au dessus d’un nid de cocus

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La crise commence à vraiment faire mal. Jugez plutôt : Lyon va perdre son titre, Gasquet ne jouera pas Roland Garros, Larqué insulte l’influent chroniqueur Pierre Costar… En plus, avec des joueurs de L1 payés au lance-pierre, c’en est vraiment trop ! Surtout pour les épouses de nos amis footballeurs. Vol au dessus d’un nid de cocus…

Depuis toujours, une ambiance fantasmatique règne autour des stades. Ces arènes où se produisent, corps contre corps, de beaux et jeunes athlètes. Quelle serveuse de buvette n’a jamais rêvé de se blottir dans les bras musclés d’un Thierry Henry, ou de se laisser bercer par l’envoutant regard d’un Gourcuff sortant du vestiaire ? Ainsi va la vie, me direz-vous…

Le problème, c’est que certains l’ont mauvaise, surtout quand ils sont passés si près du but, serait-on tentés d’écrire. Ainsi, Tristan L., le premier petit ami de celle qui est aujourd’hui Madame Makelele, nous explique : « je l’ai bien mauvaise ouais… Me faire chier à me dénicher une bombe comme elle pour me la faire souffler par le premier mec du PSG, tu m’excuseras… Ca sert à quoi de faire Bac+5 dans ce cas là ? Moi aussi, je suis pété d’oseille ! ».

Heureusement pour Tristan, aujourd’hui, la crise aidant, le vent est en train de tourner. Et pas du côté de nos intellectuels de Ligue 1, si vous voyez le genre. Elles sont encore peu nombreuses à accepter de briser l’omerta, mais pour la rédaction de Docteur Soccer !, et sous couvert d’anonymat, certaines femmes de joueurs nous révèlent aujourd’hui l’envers d’un décor peu glorieux.

La première que nous rencontrons nous a donné rendez-vous dans une petite guinguette près de la Loire, non loin de la Beaujoire, stade où évolue chaque quinzaine son footballeur de mari. Ses mots sont simples, et se font l’écho de tout un groupe de « femmes de footeux » du FC Nantes : « c’est vrai, quand j’avais 16 ans, j’étais comme toutes mes copines, je rêvais de devenir l’épouse d’une star. Je n’étais pas très farouche, et cela m’a permis d’y arriver assez rapidement, mais aujourd’hui, j’en ai vraiment ma claque… Du coup, je vais voir ailleurs. La ville de Nantes dispose d’une belle équipe de basket. Ils sont très grands, très forts… ». Une triste réalité qui n’augure rien de bon pour les footballeurs nantais : « nous avons toutes prises le même avocat. Nos actes de divorce sont prêts. S’ils retournent en Ligue 2, ils y retourneront seuls ! ».

Alors, qu’en est-il des clubs du haut du tableau, ceux qui continuent de faire rêver les Jessica, les Sonia et autres Samantha ? Eh bien leur sort n’est guère plus enviable, à en croire l’épouse d’un girondin bien connu : « vous savez, aujourd’hui, en sortant un peu, on a vite fait de choper autre chose que du footeux… Les banquiers ont la cote, mais personnellement j’aime bien les jeunes entrepreneurs. Eux, au moins, ils ont des couilles dans le shorty ! ».

Evidemment, pour les joueurs, cette situation est difficile à vivre, surtout quand ils ne se doutent de rien. Dans ce dernier cas, la chute est parfois brutale. Elle peut même devenir humiliante, comme en témoigne cet ancien marseillais : « Ca fait froid dans le dos… J’aimais ma femme. On a vécu une magnifique histoire d’amour jusqu’à cette soirée de novembre 2008. Nous jouions au Vélodrome, et lors d’un dégagement de la tête, l’arbitre s’est aperçu que j’avais crevé le ballon. Deux petites cornes étaient en train de pousser sur mon crâne. J’ai tout de suite compris que j’étais cocu… ».

Après tant de témoignages qui, avouons le, nous redonnent le moral, il nous est apparu opportun de contacter Xavier Gravelaine, le philosophe de France Télévision. Ce dernier, pas surpris pour un sou par notre sujet, s’est contenté de nous expliquer : « des cocus, des cocus… T’en prends onze, tu leur mets un maillot orange, et ça te fait une équipe des Pays Bas. Elle est pas belle la vie ? »

Comme quoi, mieux vaut relativiser…

Pour Docteur Soccer !, Patrick Soumillon

 

6 Réponses à “Vol au dessus d’un nid de cocus”


  • Au moins Gourcuff il a pas ce probleme…

    Adule par les filles mais courant le ballon et les garcons…
    Avec la belle preuve d amour de Souleymane Diawara, voila pourquoi l ambiance est si bonne chez les Girondins

  • Jean d'Ormesson

    Cher Patrick,

    Merci pour cette enquête fouillée et passionante qui regorge d’anecdotes savoureuses.

    Je saisis cette occasion pour rappeler que lorsque l’on parle d’une femme de footballeur il est communément admis d’utiliser le vocable « la femme à » et non la « femme de ». Beaucoup de gens font encore cette erreur et à l’académie nous trouvons cela assez pénible.

    On ne dit pas « Elle est bonne la femme de Zenden » mais « Elle est bonne la femme à Zenden ».

    Sur ce que pensez-vous de Rachel Alexandra, la jument la plus rapide du monde? Selon vous aurait-elle du courir le Derby du Kentucky? Cette question m’a empêché de dormir toute la semaine et je sens que ça va encore me pourrir mon weekedend.

    Merci encore pour cet article, au passage il faudra un jour sortir une anthologie de Xavier Gravelaine, ce type a un sens de la formule impayable.

    Bien à vous,

    Jeannot Lapin

  • Coucou mon Jeannot,

    merci pour ces compliments. Venant d’un académicien de ta trempe, j’en frémis d’émoi.

    Cependant, nous n’évoluons pas dans le même monde, et tu me le fais justement remarquer. Mon français n’est pas correct, ce qui est inexcusable, même pour un prolétaire comme moi.
    J’aurais tout de même pu y penser : ne dit-on pas « la bite à dudule » ?

    Concernant Rachel Alexandra, en plus de sa phénoménale vitesse, la pouliche a l’élégance de porter les prénoms de 2 des dernières Miss France, ce qui ne laissera pas indifférent mon cousin Christophe. Avec un nom pareil, je suggère donc plutôt une orientation vers le Prix de Diane, sommet annuel de la France « sans chichi », s’il en est.

    Quant à notre ami commun Xavier (Gravelaine j’entends, et non pas l’éminent Sheikh Momo), il serait en effet temps de compiler ses interventions, tant ces dernières fleurent bon l’aligoté. D’ici là, et sans mauvais jeu de mots, continuons à boire ses paroles.

    Bonjour à ta femme.

    Un gros poutou
    Patrick, ton disciple

  • Amédée Foisahabuse

    Bonjour,

    Juste pour vous dire que l’illustration plus haut est réalisée par un monsieur qui habite Toulouse dont le nom d’artiste est « Dran ». Il se trouve également que je le connais personnellement et s’il ne verra nulle offense à ce que vous utilisiez un de ses dessins pour illustrer votre remarquable article, il vous appréciera d’autant plus à condition que vous mentionniez son petit nom.

    Bien à vous,

    Amédée F.

  • Cher Amédée,

    comme le disait un ami proche de Frédéric Lefebvre, « rendons à César je ne sais plus trop quoi… »

    Toute la rédaction vous remercie donc pour cet avenant, et se félicite de constater qu’un public d’artistes s’intéresse à nos pitreries. Il va de soi que de nos joueurs de Ligue 1 aux chantres de l’art tengeant (et je ne suis pas facteur…), les frontières s’avèrent souvent bien ténues.

    Si la Premier League est une composition d’Arcimboldo, notre Ligue 1 est certainement un monochrome de Twombly.

    La rédaction présente donc ses plus plates excuses à « Dran », et le félicite pour sa production, idéale pour illustrer ces quelques lignes.

    Bien à vous ;
    Patrick Soumillon

  • Vu la qualité de la production de cet artiste, un lien s’impose:

    http://retroactif.free.fr/dran/

    Vous pourrez féliciter votre ami, c’est excellent !

    Pedro

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